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De la Sage-femme à l'Ostéopathe

« Celui-ci, il est pour toi !... » Les yeux verts de la sage-femme, agrandis par le masque médical qui couvre le reste de son visage, me lancent un sourire complice et intense. C’est ainsi que naquit le premier nouveau-né dans mes mains incrédules. J’avais 15 ans, j’étais bouleversée ! Et rien dorénavant ne pourrait me détourner de ce projet qui me tenait depuis 2 ans déjà : je serai SAGE-FEMME.

Ce métier sans âge, de sororité, au plus près du mystère de la Vie, n’a cessé de me bouleverser. Et je fis le serment en passant mon diplôme en 1989 que je changerai de métier si je m’apercevais un jour qu’une naissance ne fait plus déborder mes yeux…

Ce n’est pourtant pas ce qui a motivé mon orientation vers l’ostéopathie.

A la mesure de la profondeur de ce métier, de ma conscience croissante de la nécessité du respect de la naissance, de l’accompagnement vers la connaissance de soi, du couple, de la relation, qui seuls permettent cette alchimie fondatrice du lien parents-enfant, je reçu la frustration en plein visage. J’étais devenue une excellente technicienne, apte à faire face aux urgences les plus complexes, riche de grandes connaissances, mais totalement démunie devant les douleurs physiques ou psychiques de la mère, du père et de l’enfant dans la périnatalité.

Mes enfants m’ouvrirent la voie, en particulier le deuxième, nourrisson torturé de coliques néo-natales et d’eczéma. La première séance chez Claude ROSSAT, ostéopathe ATMAN formé depuis peu par Maurice POYET, et lui-même fasciné par la naissance fût une révélation. Outre le soulagement immédiat de mon bébé, il m’ouvrait les portes de ce qu’il me manquait pour « servir » là où je voulais être.

 

De l'ostéopathie à la somatopathie

Je m’inscrivis 3 ans plus tard au CTME que Claude ROSSAT venait d’ouvrir avec Maurice POYET, et reçu son enseignement et celui de Pierre-Camille VERNET, venu remplacer Maurice POYET cette année-là.

Il m’a fallu exercer 2 ans comme infirmière libérale pour suive ces 4 ans de formation, puis en 1996, 1 an avant d’être diplômée de la Méthode POYET, je m’installais comme sage-femme libérale à Pertuis (Vaucluse). Je souhaitais depuis l’école de sage-femme me rapprocher de la maternité qui ne portait pas encore le nom de Catherine BARRET, sa chef de service. J’eus la chance de rencontrer cette femme extraordinaire et visionnaire, qui avait ouvert dans cette petite maternité la possibilité de vivre une naissance physiologique, respectée, accompagnée au plus près du senti et des besoins du couple. Elle avait malheureusement disparu dans un accident mortel lorsque s’ouvrit mon cabinet. Les années qui suivirent furent néanmoins une belle collaboration avec cette magnifique équipe de la maternité, pendant lesquelles je développais le suivi global de la grossesse (consultations, préparation à la naissance, suivi ostéopathique, rééducation périnéale par la CMP). 

Mais l’ostéopathie rencontrait un tel succès qu’après la naissance de mon 4ème enfant en 2000 je dû céder mon activité de sage-femme et me concentrer sur la thérapie manuelle. Ce fût un engagement total et passionné, grandement stimulé par la recherche de Pierre-Camille VERNET que j’accompagnais dans l’émergence de la somatopathie.

En 2001 je commençais à enseigner avec lui à l’Ecole de Somatopathie de Grozon (Ardèche), m’investissant corps et âme dans le développement de cette école et l’optimisation de sa transmission. Son développement fût en effet un succès, qui ne cesse de croître depuis.

En 2013 je mis fin à cette collaboration, préférant enseigner en deux temps la Méthode Poyet puis la Somatopathie, tant cet outil sensible a une portée profonde. Intégrer la Somatopathie nécessite de se l’approprier, de se laisser traverser par ce qu’elle propose, à la rencontre de ses propres souffrances enfouies, du jaillissement de ses propres émotions bloquées. C’est un bouleversement intérieur qui ne me parait pas compatible avec l’apprentissage de la relation thérapeutique et d’une technique aussi pointue que la Méthode Poyet. Mieux vaut, à mon sens, être déjà thérapeute et solide dans sa pratique avant de se lancer dans un apprentissage de cette subtilité, hautement sensible.

Ce fût le début de mon association avec Jean-Claude HERNANDEZ et Fabrice MEGROT, puis 2 ans après Pierre VAN BUYNDEREN, pour l’I.T.I. (Institut de Thérapies Informationnelles) à Paris.

En 2015, j’ouvrais la SPECIALISATION SOMATOPATHIE, formation post-grade dédiée aux ostéopathes et praticiens de la Méthode Poyet, afin d’acquérir en 2 ans cette outil ouvrant à la thérapie manuelle un champ considérable.

Le succès de cette formation m’a amenée à démarrer une nouvelle promotion chaque automne, et lorsque le groupe dépasse 16 personnes, à collaborer avec ma fille Oriane BAUDONNEL, somatopathe depuis 2009, licenciée en psychologie et spécialiste phyto et gemmothérapie.

 

ORIENTATION PEDIATRIE ET GYNECO-OBSTETRIQUE

« Aucune préoccupation ne devrait avoir une plus grande priorité que celle de permettre à chaque enfant le plus complet développement physique, émotionnel, intellectuel et spirituel » Josephine M. Rakow,DO

 

Mon engagement initial, au service des jeunes enfants, n’a cessé de se confirmer. Mon intérêt et ma conscience de l’importance de l’engagement auprès des tout-petits m’ont amené à leur accorder une priorité, ainsi qu’à leur mère, tant l’équilibre du nouveau-né dépend du déroulement de la grossesse.
Ma rencontre avec l’enseignement de Beryl ARBUCKLE, pédiatre et Grande Dame de l’ostéopathie proche de SUTHERLAND, ainsi que des formations et lectures complémentaires, ont marqué un tournant dans ma compréhension de l’équilibre de l’enfant, facilitée par ma connaissance précise de la mécanique obstétricale et des enjeux de la grossesse.
En effet, l’immaturité structurelle du bébé et sa grande fluidité rendent discrètes voire silencieuses les répercussions de ses états lésionnels. Et c’est pourtant précocement, avant que les sutures osseuses ne se consolident, qu’il est possible de lui apporter un bon équilibre, garant de sa santé future. Comme le dit le Dr ARBUCKLE elle-même : « Un gramme de prévention vaut mieux qu’un kilo de traitement ». Elle suggère ainsi que toute pathologie de l’adulte, même d’apparition tardive, pourrait être liée à un état lésionnel du nouveau-né et aurait possiblement pu être évité.
Depuis 2011, devant l’importance de la demande, j’ai ainsi choisi de consacrer mon temps de consultation à la pédiatrie, la grossesse et l’hypofertilité.